À défaut de mentionner le nom de l’architecte ou l’histoire de la coopérative « commanditaire » de chaque silo, les rares sources documentaires abordent volontiers une période spécifique de l’histoire : la seconde guerre mondiale. Les faits qui y sont relatés sont récapitulés ci-dessous.
L’un des silos de l’imposant bâtiment de la rue Guillemot a été endommagé lors d’un bombardement en 1944, probablement le 11 juin. Le silo a été reconstruit à l’identique (architecturalement parlant).
Source: La Nouvelle République
Le 19 août 1944, une section du mouvement de résistance intérieure des Francs-tireurs et partisans (FTP) a mené une attaque contre un groupe d’Allemands attablés à l’hôtel du Cheval Blanc. Le but de la manœuvre était d’empêcher les occupants de réquisitionner un stock de blé entreposé dans le silo de la gare. Trois soldats allemands et un maquisard sont morts durant ou à la suite de l’échange de coups de feus. Vingt-cinq villageois ont été pris en otages par l’occupant, en guise de représailles. Ils auront la vie sauve grâce à l’intervention de la gendarmerie et du curé.
Sources: Inventaires-ferroviaires.fr et La Nouvelle République
Le silo a « probablement » été construit en 1945 par des Allemands retenus prisonniers dans le camp d’internement du bourg. Construit à partir de février 1941 et destiné initialement à l’enfermement de ceux que le régime de Vichy avait désignés comme ses adversaires, le camp a vu passer des prisonniers de guerre après la Libération.
Sources: Archives départementales de la Vienne (Exposition « Des camps dans la Vienne 1939 – 1945 »)
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